Le Carrosse du Sacre de Charles X à la loupe - 1825

  • Les harnais en passementerie cramoisi et or, détail © EPV/ Jean-Marc Manaï
  • Les harnais en passementerie cramoisi et or, détail © EPV/ Jean-Marc Manaï
  • Les harnais en passementerie cramoisi et or, détail © EPV/ Jean-Marc Manaï
  • Les harnais en passementerie cramoisi et or, détail © EPV/ Jean-Marc Manaï
  • L'attelage du carrosse, detail © EPV/ Jean-Marc Manaï
  • Les harnais en passementerie cramoisi et or, détail © EPV/ Jean-Marc Manaï
  • Malles en bois aux marques de Trianon contenant des garnitures d'attelage © RMN-GP (Château de Versailles) / Gérard Blot
  • Détail de la coquille du siège de cocher © RMN (château de Versailles)/Daniel Arnaudet/Gérard Blot
  • Roues de convoiement © RMN (Château de Versailles)/Gérard Blot
  • Panneau de caisse original de la voiture du sacre de Charles X, Gautier, peintre-doreur, et Pierre Claude François Delorme, peintre, 1824, Reims, Palais du Tau, Centre des musées nationaux (dépôt du musées des Arts décoratifs) © Centre des monuments nationaux/Patrick Cadet
  • Panneau de caisse original de la voiture du sacre de Charles X, Gautier, peintre-doreur, et Pierre Claude François Delorme, peintre, 1824, Reims, Palais du Tau, Centre des musées nationaux (dépôt du musées des Arts décoratifs) © Centre des monuments nationaux/Patrick Cadet
  • Panneau de caisse original de la voiture du sacre de Charles X, Gautier, peintre-doreur, et Pierre Claude François Delorme, peintre, 1824, Reims, Palais du Tau, Centre des musées nationaux (dépôt du musées des Arts décoratifs) © Centre des monuments nationaux/Patrick Cadet
  • Panneau de caisse original de la voiture du sacre de Charles X, Gautier, peintre-doreur, et Pierre Claude François Delorme, peintre, 1824, Reims, Palais du Tau, Centre des musées nationaux (dépôt du musées des Arts décoratifs) © Centre des monuments nationaux/Patrick Cadet


Infos complémentaires

L’attelage à la française est à huit chevaux, les trois premières paires de chevaux sont menées en grandes guides par un cocher et tenus en main par six garçons d’attelage à pied, la dernière est conduite par un postillon monté sur le cheval de gauche.  On dénombre les chevaux depuis la main du cocher : les premiers, les plus proches de la voiture, sont appelés timonniers et tirent la majeure partie de la charge. Les derniers, c'est-à-dire les plus éloignés, sont appelés chevaux de volée.
Le Timon de cérémonie

Ce timon est exceptionnel par ses dimensions et la somptuosité de son décor. Il est garni d’une épaisse rembourrure couverte de cuir rouge, pour protéger le flanc des chevaux des frottements. A l’avant, il est orné d’une tête de bélier en bronze doré. Sur la nuque de l’animal, un grand crochet, appelé trompe, sert à fixer la balance de timon où sont attachés les traits de la paire de chevaux précédant les timoniers.
Le timon agit sur l’avant-train de la voiture comme un levier pour la faire tourner, la retenir dans les pentes ou la faire reculer.

Roues de convoiement
Construite à Paris, la voiture devait gagner Reims pour la cérémonie du sacre de Charles X. Les magnifiques roues de gala sculptées et dorées n’auraient pu faire le trajet jusqu’à Reims, puis revenir à Paris, sans être endommagées. Aussi, la voiture accomplit le voyage sur quatre robustes roues en bois, de fortes sections, capables de supporter son poids de 4 500 kilos.

Panneaux de caisse originels du carrosse du Sacre de Charles X
Si les sculptures sont d'origine, le décor peint sur cuivre - armes impériales, allégories et anges portant les armes - ne date que de Napoléon III. Les panneaux originels ont été déposés en 1856 lors de la rénovation de la voiture pour le baptême du prince impérial. Ils sont actuellement conservés au palais du Tau à Reims avec le trésor provenant du sacre de Charles X.

L'ancien décor avait une valeur symbolique plus riche : sur les portières étaient peintes les grandes armes de France et de Navarre, soutenues par des génies, déployant la bannière de France et un oriflamme où s'inscrivait le vieux cri de ralliement des armées royales françaises, « Montjoie Saint-Denis » et « Lilia non laborant necque nent », « Les lis ne travaillent ni ne filent », par allusion à la loi salique qui exclut les femmes de la Couronne.
Sur les panneaux latéraux étaient figurés le Commerce, l'Abondance, l'Agriculture et les Arts, et sur les panneaux avant et arrière, les vertus royales (Prudence, Justice, Sagesse et Force).

Les harnais des huit chevaux
Le carrosse étant constitué d’éléments originels de style Charles X et d’ornements Napoléon III, le parti retenu pour le présenter attelé dans l’exposition a été de choisir deux jeux de harnais correspondant aux deux états successifs du carrosse. Ainsi, les chevaux de gauche portent des harnais de l’époque Charles X ; ceux de droite, des harnais aux armes de Napoléon III.  Fixés sur les harnais de maroquin rouge et bronze doré, les éléments de passementerie cramoisis brodés de fils d’or, mettent en valeur les chevaux dont ils constituent la parure tout en augmentant le faste et l’éclat de l’équipage dans son entier

Coffres pour le transport des guides et éléments de passementerie garnissant les harnais des chevaux
Les ornements de passementerie des harnais étaient soigneusement rangés dans des coffres oblongs faits de planchettes de bois peintes en vert. Chacun d’eux est individualisé par une inscription peinte en blanc : Attelage N°1, Attelage N° 2, etc.
Réutilisés sous Napoléon III lors du baptême du prince impérial, ils portent l’initiale N couronnée au centre de leur face antérieure, également peinte en blanc. Les marques d’inventaire des collections de Trianon ont été ajoutées à la peinture noire.

Visitez l'intérieur du Carrosse du Sacre de Charles X